Articles avec le tag ‘Logiciel Libre’
La ville de Toulouse adhère à l’April pour la défense du logiciel libre
La défense du logiciel libre passera-t-elle d’abord par les collectivités locales ? L’April a convaincu la sixième plus grande ville de France, Toulouse, d’adhérer à l’association de promotion du logiciel libre.
L’April, la plus importante association française de promotion et de défense du logiciel libre, a annoncé samedi que la ville de Toulouse devenait la première grande ville française à la rejoindre. En dehors de la région Ile-de-France, qui par nature ne compte pas dans les « villes » membres de l’April, l’association avait jusqu’à présent enregistrer les adhésions beaucoup plus modestes de Grigny (69), Pierrefitte-sur-Seine (93), Pont-Audemer (27), et Yerres (91).
« Cette adhésion vient concrétiser les engagements pris à plusieurs reprises par Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, en faveur du logiciel libre, notamment à l’occasion des deux signatures du Pacte du Logiciel Libre« , lors des élections législatives et municipales de 2007 et 2008, se félicite l’April.
La signature a été officialisée samedi à l’occasion de La Novela, un « festival des savoir partagés » organisé chaque année dans la ville rose. « Cette adhésion témoigne de l’effort fait par la ville de Toulouse pour développer la part des logiciels libres mis à disposition de ses agents et de la volonté d’ouverture des marchés publics de la ville aux solutions libres », a expliqué Pierre Cohen.
4 milliards d’euros pourraient être économisés grâce au logiciel libre, selon un rapport
Un rapport néerlandais estime que la migration vers le logiciel libre pourrait faire économiser jusqu’à 4 milliards d’euros par an aux Pays-Bas. Toutefois, aucune volonté ne semble désireuse de transformer les mesures du document en action politique.
Soucieux de faire des économies dans cette période de crise économique et sociale, plusieurs gouvernements dans le monde songent à recourir aux logiciels libres. Ces derniers offrent en effet une alternative gratuite et crédible aux solutions commerciales (même si des logiciels libres peuvent être vendus). La Russie a ainsi enclenché un processus de transition pour certains ministères et qui s’achèvera en 2015.
Au sein de l’Union européenne, la Hollande s’intéresse aussi aux logiciels libres. Selon le site OSOR, qui est une plate-forme dédiée à l’échange d’expériences et d’informations concernant l’utilisation de code FLOSS (Free / Libre Open Source) au sein des administrations publiques, un rapport néerlandais estime que la migration vers le libre pourrait faire économiser entre un et quatre milliards d’euros par an.
Le rapport, intitulé « Sorry, we’re open » (.pdf), se base en partie sur les calculs réalisés par un administrateur impliqué dans le projet de renouvellement de 11 000 postes informatiques répartis dans plusieurs ministères néerlandais. La migration vers le logiciel libre permettrait de réaliser de substantielles économies en évitant de payer pour des licences propriétaires, pour de la maintenance ou pour des coûts d’approvisionnement.
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Quelle place pour le numérique avec le retour d’Éric Besson ?
Paris le 15 novembre 2010, communiqué de presse.
À l’occasion du remaniement du 15 novembre 2010 Éric Besson retrouve le portefeuille de l’économie numérique. L’April regrette une fois de plus la réduction des enjeux du numérique à ses seuls aspects économiques. Elle demande au ministre de faire un point sur les actions proposées par le plan France Numérique 2012 et de se positionner sur le projet d’accord ACTA.
En faisant disparaître le secrétariat d’État à l’économie numérique, le gouvernement réduit une nouvelle fois ces problématiques à leurs seuls aspects économiques. Pourtant, la « révolution numérique » ne concerne pas seulement les entreprises, mais bien la société dans son ensemble : l’État doit également considérer les bénéfices des technologies numériques pour les citoyens, notamment en termes de disponibilité, d’échange et de partage des savoirs pour et par les citoyens eux-mêmes.
L’April espère néanmoins que l’existence d’une administration dédiée permettra enfin de faire réellement avancer certains dossiers, comme par exemple le plan France Numérique 2012. Ce plan présenté en 2008 par Éric Besson reconnaissait le potentiel du Logiciel Libre et présentait des propositions concrètes pour faire avancer le dossier de la vente liée. Mais depuis, aucune évolution ou démarche significative n’a été entreprise sur ce dossier.
D’un autre côté, le plan France Numérique 2012 montrait aussi l’obstination du gouvernement sur les DRM et, solidarité gouvernementale oblige, Éric Besson avait soutenu du bout des lèvres la loi Création et Internet (dite loi HADOPI) de Christine Albanel, alors ministre de la Culture. L’April s’inquiète donc de la position d’Éric Besson concernant le projet d’accord ACTA, d’autant plus qu’à l’automne 2007 Éric Besson avait déclaré vouloir « renforcer énergiquement la protection de notre propriété intellectuelle, qui demeure aujourd’hui trop timorée ». Il préconisait pour cela de « s’inspirer de l’attitude beaucoup plus offensive des USA ».
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L’INPI censure le libre dans une expo à la Cité des Sciences
En ce moment, à la Cité des Sciences de la Vilette, il y a une exposition qui traite du sujet de la contrefaçon. Tous les thèmes y sont abordés… les faux billets, les contrefaçons de médocs, de grandes marques, le logiciel etc…
Cette exposition doit donc passer en revue les notions de propriété intellectuelle et industrielle et aborder de manière succinte le phénomène du libre, qui est de plus en plus répandu et autorise la copie sous certaines condition. Bref, sur le papier, une expo sympa, juste et équilibrée…
Sur le papier seulement (et malheureusement), car c’était sans compter sur l’INPI qui défend bec et ongle l’idée de propriété et refuse tout simplement le concept du « libre ». En tant que sponsor de l’expo, l’INPI a donc exigé de la Cité des Sciences, que celle-ci CENSURE toute la partie sur le libre !
C’est tout simplement prendre les gens qui iront à cette exposition pour des cons et leur masquer une partie de la vérité sur ce qui se fait en matière de « propriété intellectuelle et industrielle » alternative est tout simplement scandaleux.
Isabelle Vodjdani qui a rédigé ce texte, témoigne d’ailleurs sur son blog et publie le texte censuré par l’INPI.
Le voici :
Le libre, un phénomène en expansion Dans le cadre du droit d’auteur qui protège les créations littéraires et artistiques, un nombre croissant d’auteurs choisissent de mettre leurs œuvres à la disposition du public avec un type de contrats bien spécifiques qu’on appelle des licences libres. Ces licences autorisent quiconque à diffuser des copies de l’œuvre. Elles l’autorisent également à publier sous sa propre responsabilité d’auteur des versions modifiées de l’œuvre. Ces autorisations sont assorties de deux conditions :
- Premièrement, il faut mentionner l’auteur de l’œuvre initiale et donner accès à ses sources
- Deuxièmement, les copies ou versions modifiées de l’œuvre doivent être publiées avec les mêmes autorisations.
Les œuvres libres sont nécessairement divulguées avec une licence qui garantit ces conditions. Parmi ces licences, on peut citer la GNU GPL, pour les logiciels, et la Licence Art Libre, pour les œuvres culturelles.
Le domaine des œuvres libres n’est donc ni une zone de non droit ni assimilable au gratuit. D’ailleurs les anglo-saxons associent le mot français « libre » au mot « free » pour écarter toute confusion, car il y a des œuvres gratuites qui ne sont pas du tout libres, et il y a des œuvres libres payantes. Lire la suite de cette entrée »



